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La Soufrière

Du haut de ses 1467 mètres d'altitude, la Soufrière est le point culminant de la Guadeloupe et même de toutes les petites Antilles.
Il serait bien évidemment dommage d'aller en Guadeloupe sans monter jusqu'à la Soufrière, car on ne gravit pas tous les jours un volcan en activité (enfin, nous du moins). Cependant, depuis notre arrivée, son sommet est toujours resté caché, noyé perpétuellement dans les nuages. Nous nous sommes renseignés auprès de la réception de l'hôtel, mais pas la peine d'attendre, car il faut être vraiment très très chanceux pour le voir dégagé et la météo n'est décidément pas avec nous ... comme on verra plus loin.
Mais comme les prévisions sont moins catastrophiques en ce mercredi que pour les jours suivants, nous voici donc prêt pour l'ascension.
Les randos partent des hauteurs de Saint Claude en prenant la D11, au niveau des Bains Jaunes où se trouve la maison du volcan qu'il est conseillé de visiter ... sauf qu'elle était fermée depuis des mois pour cause « d'une trop grande humidité » d'après un autochtone. Ça a échappé visiblement à pas mal de gens, car beaucoup de brochures, même de l'année la mentionnent encore ...
L'ascension commence par un sentier pavé nommé "le Pas du Roy" qui s'enfonce dans une foret encore luxuriante et très humide.

Soudain, la foret s'ouvre : nous sommes arrivés à la Savane à Mulets. Le contraste est vraiment saisissant entre la forêt tropicale du bas et cette végétation beaucoup plus contrariée.

C'était ici que se trouvait le parking principal avant que la route ne soit coupée lors du tremblement de terre de 2004.

L'ascension se poursuit ... pour nous dans le brouillard. Rien d'étonnant, car le massif reçoit pas moins de 12 m3 d'eau au m2 par an et est quasiment tout le temps bouché. La couleur quasiment fluo de la végétation est un des effets de ce manque de luminosité chronique.
Parfois, ce voile se déchire permettant d'apercevoir Saint Claude et Basse Terre ...
On arrive enfin au sommet toujours dans un omniprésent brouillard, ce qui renforce encore le côté désolé du lieu. Un sentier est balisé et permet d'éviter de se perdre, car la visibilité est du genre réduite. Il n'y a pas de cratère à proprement parlé, mais une succession de gouffres d'où s'échappe une forte odeur de souffre accompagnée de bouffé de chaleur : c'est vraiment un autre monde.
A l'arrivée de la trace, on trouvera un refuge bienvenu pour faire une pause, car dehors, il faut se battre contre les alizés. Quelle ne fût pas notre surprise d'y découvrir un gars en chemisette et tongues, coupe rasta ... et qui visiblement n'avait pas profité que des fumées du volcan.

C'est à la descente que les choses se sont compliquée, car nous nous sommes pris LA pluie tropicale des familles. Bien qu'aux premières gouttes nous nous sommes précipités sur nos ponchos, ça n'a pas fait illusion bien longtemps, car en moins de 2, nous nous sommes retrouvés entièrement trempés, des pieds à la tête. Pas un centimètre de sec, même les pompes de rando ont reçu. Et rien de tel qu'un petit plongeon dans les bains jaunes d'une température excise et trempé pour trempé, on a laissé nos maillots bien au sec dans la voiture. Ha la la, on y est resté un bon moment et ça a été très dur de se motivé de sortir de l'eau.


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